L'envie me prend de n'plus vous cacher ma prostitution cérébrale . Elle est au service de ma peur, de ma douleur, de votre auto-destruction. Je n'vends plus que mon corps, j'mets ma tête et son cerveau dans le lot. C'n'est pas le mien, du moins ça ne l'est plus. Il n'obéit désormais qu'à vos désirs, oui servez vous, je m'achève sous un soupir. Je pense pour vous, à travers vous et par vous, puisque c'est ainsi qu'on s'en sort le mieux. J'suis obnibulée par mes souvenirs, possédée par tes caprices, soumise à leur volontés. Ouvre ton gosier ma belle et avale les décisions de ta société, place tes mains à plat sur ton ventre et ressens l'étrangeté de tes sentiments. Sens tu les ballonnements qu'on t'inflige? La fragilité obsessionnelle s'est acquise de mon esprit, j'n'ai plus la force de résister aux pacotilles. Alors je sombre sous le poids de vos blablas et je regarde les gens autour de moi. Etrangement, j'les trouve normaux, souriants, banals .. Un peu trop banals, mais vivant tout simplement. Ne croyez pas que j'en jouis moralement, mais souvent j'tremble à l'idée de les approcher d'un peu trop près. C'est totalement frustrant, car personne n'aime les gamines dégueulant de jalousie et d'sentiments. Un trop plein de sensibilité vous effraie, mais j'devrais surement vous apprendre à vivre humainement, j'devrais vous dire d'vous montrer quelques fois plus tolérants, j'devrais surement nous apprendre à mieux s'aimer, j'devrais surement lui apprendre à s'protéger. Je devrais mais je n'dois pas. Je l'voudrais mais je n'le fais pas.